Je t’en parlais dans ma dernière newsletter : les vacances ont toujours un drôle d’effet sur moi.
Elles me permettent de retrouver assez naturellement un équilibre que j’ai beaucoup plus de mal à préserver le reste de l’année. Je dors davantage. Je bouge plus. Je mange mieux. Je lis. Je prends le temps. Et paradoxalement, alors que j’en fais moins, mon cerveau se remet à bouillonner d’idées et de projets.
Je rentre donc généralement avec beaucoup d’énergie et la ferme intention de ne pas perdre tout cela en quelques semaines.
Et puis le quotidien reprend ses droits.
Les journées se remplissent, les choses urgentes passent devant les choses importantes et, sans vraiment m’en rendre compte, je recommence à avancer pied au plancher.
Cette année, j’ai envie d’essayer autre chose.
Pas de révolution. Pas de version idéalisée de moi-même avec une routine parfaite, un lever à l’aube et une discipline en acier. J’ai simplement envie de voir si je peux conserver cet équilibre qui me fait tellement de bien.
Sauf qu’une fois cette belle intention posée, je me suis retrouvée face à une question assez basique : OK… mais je commence par quoi ?
Certains liens présents sur ce blog sont des liens affiliés. Cela signifie que je peux recevoir une commission si vous effectuez un achat via ces liens, sans coût supplémentaire pour vous. Cette rémunération n’influence ni mes avis, ni le prix affiché par les marques ou marchands partenaires.
Se recentrer sur soi : commencer par définir ce qui compte vraiment
En début d’année, après avoir écouté un podcast de Mel Robbins, j’avais commencé un exercice issu de son workbook Make This Your Best Year Ever. Nous l’avions d’ailleurs fait tous les trois en famille.
Je l’ai repris une première fois en mai, pendant quelques jours de vacances, puis à nouveau cet été. Et je crois que j’ai compris pourquoi j’aime autant y revenir : ce que j’avais posé sur papier en janvier est devenu une sorte de socle.
L’exercice est pourtant très simple : identifier ce que l’on veut arrêter, continuer et commencer. Mais surtout prendre le temps, pour chaque point, de se demander pourquoi.
Pourquoi ai-je envie d’arrêter ça ? Qu’est-ce que cette habitude me coûte aujourd’hui ? Qu’est-ce qui fonctionne au contraire dans ma vie et que j’ai envie de préserver ? Qu’est-ce que j’aimerais commencer, et qu’est-ce que cela pourrait m’apporter ?
Prendre le temps de mettre ces réponses noir sur blanc permet de dépasser la simple liste de bonnes résolutions. On revient à ce que l’on veut vraiment : comment on veut vivre, comment on veut se sentir et dans quelle direction on veut avancer.
Et quand le quotidien reprend le dessus, que les bonnes intentions s’effilochent ou que l’on perd un peu pied, tout est toujours là. Il suffit parfois de relire quelques lignes pour se rappeler ce qui comptait tellement quelques mois plus tôt.
Surtout, cela permet de revenir au pourquoi.
Simon Sinek en a fait le point de départ de son célèbre Start With Why : savoir ce que l’on veut faire ne suffit pas toujours à nous mettre en mouvement. Ce qui donne réellement du sens à l’action, c’est de savoir pourquoi on veut le faire.
Et je trouve que cela change complètement la perspective.
« Faire plus de sport », « mieux manger » ou « passer moins de temps sur Instagram » ressemblent vite à une nouvelle liste d’injonctions.
Me rappeler pourquoi j’ai envie de le faire, en revanche, me reconnecte à quelque chose de beaucoup plus personnel : la vie que j’ai envie de construire pour moi.
C’est donc par là que j’ai commencé : reprendre ce que j’avais écrit en janvier et voir, quelques mois plus tard, ce que j’avais envie d’arrêter, de préserver ou de commencer aujourd’hui.
Se recentrer à la rentrée : 4 priorités pour reprendre le contrôle de mon quotidien
En reprenant mes notes, quatre priorités se sont rapidement imposées :
- Passer beaucoup moins de temps à scroller sur mon téléphone ;
- Retrouver de la régularité dans le sport et une alimentation qui me fait du bien ;
- Remettre davantage de confort dans mon quotidien ;
- Refaire le point sur mes finances, mes dépenses, mes investissements et mes objectifs.
4 chantiers assez différents en apparence, mais qui répondent finalement à la même envie : reprendre possession de mon temps, de mon énergie et de mon attention.
Pour en faire quoi ? Peu importe, finalement.
J’ai simplement envie d’être davantage actrice de ma propre vie. Agir plutôt que subir.
Et pour ça, il y avait un premier gros morceau auquel m’attaquer…
Moins de téléphone, plus de temps pour moi : reprendre le contrôle de mon attention
Mon téléphone m’indique en moyenne environ 4 heures d’utilisation par jour.
Évidemment, tout n’est pas du temps perdu. Il y a mes mails, les messages, mes applications bancaires, le travail… Mais soyons honnêtes.
Quand je regarde le détail, il y a tout de même une moyenne de 10-15 heures de réseaux sociaux par semaine.
15 f***ing heures.
Chaque fois que je vois ce chiffre, je pense la même chose : « Bordel, tout ce que je pourrais construire pour moi pendant ces 15 heures ! »
Oui, j’ai besoin des réseaux. Je les utilise pour le blog, pour mes clients, pour publier, pour découvrir certaines choses et surtout pour échanger avec vous. Certaines rencontres que j’ai faites grâce à Instagram sont d’ailleurs assez incroyables.
Mais si je suis parfaitement honnête avec moi-même, publier du contenu et répondre à des messages représente une toute petite partie du temps que j’y passe.
Le reste ?
Je pourrais vous expliquer que je fais de la veille, que je cherche de l’inspiration, que cela fait partie de mon travail…
Bullshit.
La plupart du temps, je scrolle.
Limiter les réseaux sociaux : pourquoi les bonnes résolutions ne suffisent pas
Comme beaucoup de personnes qui veulent diminuer leur temps d’écran, j’ai commencé par mettre une limite d’une heure par jour sur mon téléphone. J’ai juste une question.
Est-ce qu’il existe réellement quelqu’un qui voit apparaître « Vous avez atteint votre limite » et qui répond : « Ah très bien, merci, à demain » ?
Parce que cette personne n’est clairement pas moi.
J’ai déjà testé plein de techniques, avec plus ou moins de succès.
Mais regarde-moi bien, cette fois je vais gagner cette bataille contre les géants de la tech. Je vaux mieux que ça. Et toi aussi…
Je reviendrai d’ailleurs sur le sujet dans quelques semaines, parce que j’ai envie de tester plus sérieusement certaines choses et de voir ce qui change réellement.
Mon premier domino : reprendre le sport (sans me mettre la pression)
L’autre grand chantier de cette rentrée concerne le sport et l’alimentation.
Et je les mets volontairement ensemble parce que, chez moi, les deux sont intimement liés.
Je connais suffisamment mon fonctionnement aujourd’hui pour savoir que lorsque je fais du sport régulièrement, je mange naturellement mieux.
J’ai davantage d’énergie. J’ai envie de protéines, d’aliments bruts, de choses qui vont réellement nourrir mon corps.
Je n’ai même pas particulièrement besoin de me dire que je dois éviter le gras ou le sucre. J’en ai simplement moins envie.
À l’inverse, laisse-moi une semaine sans sport et la mécanique commence à se gripper.
Moins d’énergie, plus de fatigue, moins envie de cuisiner… et beaucoup plus envie de manger ce qui demande zéro effort et procure une satisfaction immédiate.
C’est assez binaire chez moi.
Alors plutôt que de me fixer simultanément deux énormes objectifs, reprendre le sport ET revoir toute mon alimentation, je préfère commencer par ce que j’appelle mon premier domino. Le sport.
Parce que je sais que lorsqu’il tombe dans la bonne direction, l’alimentation suit généralement derrière.
Repenser mon activité physique pour construire un corps plus fort
Il y a aussi quelque chose qui a beaucoup évolué dans ma manière d’envisager le sport.
J’ai la chance de plutôt bien connaître mon corps et de sentir assez rapidement ce qui me convient ou non.
Mon lipœdème m’a aussi poussée à énormément lire sur le corps et la santé des femmes. Ces dernières années, je me suis particulièrement intéressée à l’évolution des connaissances et des recommandations concernant l’alimentation et l’activité physique féminine. Et ces derniers mois j’ai appris énormément au sujet des changements qui apparaissent dès la périménopause et pourquoi en faire trop était vraiment très mauvais pour mon corps et m’éloignait des mes résultats.
Aujourd’hui, mon objectif a changé.
Je ne cherche plus à accumuler les séances interminables ou à brûler le maximum de calories.
Je veux construire du muscle.
Je veux être forte.
Je veux entretenir mon corps pour les prochaines décennies, me sentir en forme et bien dans ma peau.
Je suis donc progressivement en train de modifier mes séances, aussi bien dans leur durée que dans leur intensité.
Et bonne nouvelle : des séances plus adaptées à mes objectifs sont aussi être plus courtes.
Encore une fois, je n’essaie donc pas d’en faire davantage.
J’essaie de trouver ce qui fonctionne réellement pour moi.
Prendre soin de soi : et si le confort devenait une priorité ?
Il y a un mot auquel je ne m’attendais pas forcément lorsque j’ai commencé cette réflexion.
Confort.
Je me rends compte qu’en ce moment, j’ai profondément besoin de confort.
De douceur.
De choses qui rendent mon quotidien plus agréable plutôt que d’essayer constamment de l’optimiser.
Et je commence donc à me poser une question toute simple :
Qu’est-ce que je peux rendre plus agréable dans ma vie ?
Un exemple complètement banal : je viens de m’acheter un vrai réveil simulateur d’aube.
Pendant longtemps, mon téléphone a été mon réveil.
Aujourd’hui, je me réveille progressivement avec de la lumière, et je trouve ça incroyablement agréable.
Ça ne révolutionnera probablement pas mon existence.
Mais je commence ma journée différemment.
Et bonus non négligeable : c’est une raison supplémentaire de ne pas avoir besoin de mon téléphone à côté de moi au réveil.
Ce sont ces petites choses-là que j’ai aussi envie de chercher.
Pas nécessairement ce qui me rendra plus productive.
Ce qui rendra ma vie plus agréable. Mon prochain achat ? Une taie d’oreiller en soie.
Finances personnelles : pourquoi faire le point peut améliorer son bien-être
Dernier chantier que j’ai envie de remettre à plat à la rentrée : mes finances.
Les vacances sont passées. J’ai profité, moins calculé, probablement un peu plus dépensé aussi.
Et c’est très bien comme ça.
Mais septembre est le bon moment pour refaire un check : les dépenses mensuelles fixes, le budget plaisir, optimiser mon épargne et surtout ce que j’investis.
Parce que pour moi, la gestion de mes finances fait complètement partie de mon bien-être.
Savoir où j’en suis, où je vais et ce que je construis m’apporte énormément de sérénité.
J’ai aussi des objectifs en matière de patrimoine et j’ai envie de m’assurer que mes décisions actuelles me permettent toujours d’avancer dans leur direction.
Mais ça, on en reparlera. Le sujet mérite clairement son propre article.
Redevenir actrice de ma vie, un petit pas à la fois
En relisant tout ce que je viens d’écrire, la liste peut sembler longue.
Le téléphone. Le sport. L’alimentation. Le confort. Les finances. Mes projets…
Et pourtant, mon objectif est exactement inverse à celui d’une grande révolution de rentrée.
Je ne veux surtout pas construire un plan tellement ambitieux qu’il fonctionnera merveilleusement pendant 15 jours avant de s’effondrer à la première semaine un peu trop chargée.
Je veux simplement remettre quelques éléments importants au bon endroit.
Parce que j’ai la conviction que tous ces éléments sont liés.
Si je passe moins de temps sur mon téléphone, je récupère du temps.
Si je recommence à bouger régulièrement, je récupère de l’énergie.
Quand j’ai davantage d’énergie, je mange mieux et j’ai davantage envie de cuisiner.
Si mon quotidien est plus confortable et que mes finances sont sous contrôle, je gagne en sérénité.
Et avec davantage de temps, d’énergie et de sérénité, j’ai aussi plus de place pour mes projets, mes proches et tout simplement pour les choses qui me font plaisir.
Vivre ma vie plutôt que passer mon temps à la regarder défiler.
C’est peut-être simplement cette petite boule de neige que j’ai envie de lancer aujourd’hui.
Et si je partage tout cela ici, c’est aussi un engagement que je prends envers moi-même.
Cet article devient quelque part une page de mon journal. Quelque chose que je pourrai venir relire dans trois mois lorsque j’aurai passé 2 heures sur Instagram, sauté le sport depuis une semaine et complètement oublié toutes mes belles intentions de rentrée.
Pas pour me culpabiliser.
Juste pour me rappeler pourquoi j’avais commencé.
Et peut-être que certaines choses que je raconte ici feront écho chez toi aussi.
Je ne pense surtout pas avoir trouvé une marche à suivre et je n’ai aucune envie de t’expliquer comment mieux vivre ta vie.
Mais si une phrase, une idée ou l’une de mes expérimentations te donne simplement envie de te demander « et moi, qu’est-ce qui me ferait du bien en ce moment ? », alors ce sera déjà beaucoup.
Parce qu’on passe facilement après le travail, les enfants, les obligations, les choses urgentes et tout ce qu’il faudrait encore faire.
Alors qu’au fond, c’est peut-être par là qu’il faudrait commencer.
Prendre soin de soi suffisamment pour avoir l’énergie de vivre pleinement sa vie, d’être là pour ceux qu’on aime et de construire les projets qui nous tiennent à cœur.
C’est en tout cas ce que j’ai décidé d’essayer.




No Comments