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Devenir une famille Zéro Déchet

12 décembre 2017

Le titre même de cet article me fait un peu peur. Et pourtant, demain, je signerai la charte de ma commune dans laquelle je m’engage à réduire mes déchets résiduels.

Pourquoi ? Comment ? Quel est l’objectif ? Je vous dis tout !

Le zéro déchet :

La thématique du zéro déchet, je vous en ai déjà parlé il y a quelques mois dans l’article sur la box Garance. Je ne vais pas vous écrire tout un bouquin sur la thématique, il y a en a déjà assez…Je vous glisse tout de même qu’un nouveau bouquin vient de sortir, écrit par l’excellente famille belge Zéro Carabistouille.

Je disais donc je ne vais pas vous développer toute une foulée d’arguments sur le « pourquoi » il est urgent qu’on arrête de se comporter comme des porcs avec notre planète…et en disant ça, je ne suis pas sympa envers les porcs…

Consommation excessive, avoir tout, très vite, changer quand on a envie, jeter car c’est trop compliqué de réparer, acheter préemballé par facilité, manger des plats préparés par manque de temps…STOP ! Nous n’avons rien à y gagner. Ni vous, ni moi, ni notre portefeuille, ni notre santé physique, notre santé mentale non plus, et encore moins notre cadre de vie.

Alors on ralentit, on respire et on réfléchit…

Le projet de la commune :

Ma commune (Pont-à-Celles), fait partie des 10 communes sélectionnées pour l’opération « Communes Zéro Déchets ». Elle sera accompagnée pendant 2 ans par l’asbl Espace Environnement pour mettre en place une dynamique zéro déchet (même si au préalable on aurait pu commencer par une dynamique « je ramasse les crottes de mon chien » ou encore « j’évite de jeter mes papiers en rue » – je sais, je supporte de moins en moins les crétins…).

La commune a donc décidé de faire appel aux familles et de les accompagner dans leurs efforts de réduction des déchets résiduels.

Pont-à-Celles Commune Zéro Déchet

Je vous avoue que j’ai longtemps hésité à y participer, par peur de me mettre trop la pression. Mais finalement, je me suis dit que j’y trouverais certainement des astuces pour aller plus loin dans ma démarche.

Le zéro déchet, où j’en suis ?

D’un côté je pense que nous sommes déjà sur la bonne voie…mais d’un autre, je sais qu’on a encore un beau potentiel de progression.

Nous avons déjà un comportement de consommateurs très raisonnés. On craque rarement pour des brols et lorsque nous avons un achat à faire, notre crédo c’est « on n’est pas assez riches pour acheter bon marché ». On mise donc tant que possible sur du durable, de l’intemporel.

On achète très très peu de produits transformés car on cuisine beaucoup. Ce qui nous permet d’acheter nos fruits et légumes à la ferme, sans emballages. On n’achète pas d’eau en bouteille, on utilise un sac à pain en lin, on trie méticuleusement, on a un compost…Bref, on ne part pas de zéro.

Crédit photo: Pixabay

En préparant cette réunion de demain à la commune, j’ai fait le point sur notre volume de déchets. Notre commune fonctionne avec des poubelles à puce, ce qui nous permet de connaître le poids de nos déchets.

Voici où nous en sommes :

Au niveau des déchets organiques, on dit merci Charline d’avoir été si vite propre…C’est impressionnant de voir l’impact des langes sur le poids de nos poubelles !

2014 : 179 kilos

2017 : 48 kilos

déchets organiques

Évolution du poids de nos déchets organiques

Pour le résiduel, là aussi, belle évolution. Je me demande même comment on a fait pour réduire autant « sans se compliquer la vie ».

2014 : 187 kilos

2017 : 74 kilos

Évolution du poids de nos déchets résiduels

Les efforts à faire :

Je ne vais pas vous le cacher, je sais très bien quels sont les « postes » sur lesquels je peux réduire mes déchets. Apporter mes contenants au magasin, je ne l’ai fait qu’une seule fois…le WE passé ! Il faut vraiment que je m’y mette et je compte bien sur ce défi pour me botter les fesses ! Viande, poisson, charcuterie, ce sera selon moi la plus grosse source d’économie de déchets.

Ce que nous achetons encore et qui génère des déchets d’emballage : les yaourts, les friandises, les chips (pour ces deux derniers points, je peux vous dire que je vais galérer…).

Bref, si j’angoisse un peu à l’idée de me dire « est-ce qu’on va y arriver ? » je suis également impatiente de me mettre encore plus en action.

Et bien évidemment, je ne manquerai pas de vous raconter comme ça se passe, vous partager mes petites victoires, mes doutes, mes galères, mes mésaventures etc…

À très vite ! Et d’ici là, planifiez une bonne discussion avec votre poubelle…

 

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1 Comment

  • Reply Anne-So - ZePermaLab 15 décembre 2017 at 16 h 44 min

    C’est super que des communes proposent de tels programmes à leurs habitants !!! Surtout si vous êtes accompagnés et pas livrés à vous-même (là, ce serait l’échec [presque]assuré) !
    J’ai hâte de lire tes prochains billets sur le sujet, ça m’intéresse beaucoup 🙂

    Belle journée !

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