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« L’homme qui voulait être heureux » de L. Gounelle

7 juin 2017

Parfois dans la vie, tout nous mène dans une direction, mais on freine des deux pieds pour ne pas entamer ce chemin. Et puis, pour je ne sais quelle raison, on baisse sa garde et on saute dans l’inconnu. Alors qu’aucun de ses livres ne me tentait, j’ai finalement lu « L’homme qui voulait être heureux » de Laurent Gounelle.

L’auteur, Laurent Gounelle.

Laurent Gounelle, écrivain à succès, souvent appelé le « Marc Levy du développement personnel » a déjà écrit 5 romans, chacun d’eux devenus des best-sellers. Vous n’avez pas pu passer à côté de ses romans en librairie.  À plusieurs reprises, j’ai pris ses ouvrages en main. Je les ai parcourus, j’ai lu leur quatrième de couverture mais je n’avais jamais été séduite. Leurs descriptions étant souvent trop spirituelles pour mon esprit relationnel.

Et puis j’ai baissé ma garde, peut-être influencée par les belles images de Bali publiées sur Instagram récemment…

Bali

Crédit photo: Pixabay

 

L’homme qui voulait être heureux.

« L’homme qui voulait être heureux » est son premier roman, écrit en 2008. Un succès ? Disons qu’il a été traduit en 25 langues, c’est dire…

La quatrième de couverture vous livre ceci :

« Imaginez…

Vous êtes en vacances à Bali et peu de temps avant votre retour, vous consultez un vieux guérisseur. Sans raison particulière, juste parce que sa grande réputation vous a donné envie de le rencontrer, au cas où…

Son diagnostic est formel : vous êtes en bonne santé, mais vous n’êtes pas…heureux.

Porteur d’une sagesse infinie, ce vieil homme semble vous connaître mieux que vous-même. L’éclairage très particulier qu’il apporte à votre vécu va vous entraîner dans l’aventure la plus captivante qui soit : celle de la découverte de soi. Les expériences dans lesquelles il vous conduit vont bouleverser votre vie, en vous donnant les clés d’une existence à la hauteur de vos rêves. »

 

Le contenu :

Je vous rassure tout de suite, je ne vais pas vous spoiler et vous raconter l’histoire. Mais je vais tout de même vous livrer les passages clés qui ont fait écho chez moi.

Le grand sujet du roman est la croyance. Pas la croyance, religieusement parlant, mais bien la croyance de chaque personne et son influence sur notre confiance en nos capacités personnelles.

S’il existe bien des croyances positives, nous nous laissons souvent brider par nos croyances limitantes.

Ces croyances, elles s’immiscent en nous par notre éducation, nos expériences (bonnes ou mauvaises) et influencent nos décisions tout au long de la vie. Le livre nous donne les clés pour identifier ces croyances qui nous freinent et nous en débarrasser.

Au fil du livre, ce guérisseur fera vivre différentes expériences au héros du livre pour l’amener à se connaître et à trouver sa voie.

 

Les moments qui m’ont marqué :

 

Demander de l’aide 

J’ai tendance à penser que rien n’arrive jamais par hasard. Il y a quelques jours, je reçois un appel d’un membre de ma famille pour me demander un coup de pouce. Genre mini le coup de pouce : « Tiens, dans tes contacts, tu ne connais personne qui pourrait me renseigner sur tel sujet ». Mettre les gens en contact, j’adore ça, j’étais donc ravie d’aider. Et cette personne me glisse dans la conversation : « Je suis vraiment désolé de t’appeler pour ça et de t’embêter avec ça ». Je lui réponds que je suis vraiment contente qu’il fasse appel à moi (haaaa, ce besoin d’être utile…) et que cette personne doit s’habituer à pouvoir demander de l’aide, c’est primordial pour avancer dans la vie (oui, alors je vous vois venir : oui, il m’arrive parfois d’oublier cette règle aussi, comme tout le monde…). 2 heures plus tard, alors que je suis plongée dans le livre, je lis ce passage : « …savoir se tourner vers les autres pour leur demander quelque chose est fondamental. Tous les gens qui réussissent leur vie ont cette compétence. Et si vous pensez ne pas l’avoir, il faut absolument que vous l’acquériez. On ne fait pas grand-chose dans la vie si on ne sait pas aller vers les autres et demander un soutien, un appui, de l’aide, des conseils, des contacts ».

 

D’ailleurs, rappelez-vous les dernières fois où vous avez demandé de l’aide à quelqu’un, avez-vous seulement essuyé un refus ? Peu probable. Contrairement à ce que l’on pourrait croire (coucou la croyance limitante), l’humain est plutôt enclin à aider, à ne pas décevoir…Pensez-y la prochaine fois que vous aurez peur de demander de l’aide…

 

On a tous le choix (d’aimer sa vie ou pas)

Dans le livre, le guérisseur pose cette question : « Imaginez que vous allez mourir ce soir et que vous le savez depuis une semaine. De tout ce que vous avez fait dans la semaine, qu’est-ce que vous auriez conservé, sachant que vous alliez mourir ». Cette question, je me la suis posée aussi et j’ai réfléchit à ma semaine précédente. Pour le guérisseur, si j’avais gardé 70% de mes activités, sachant que j’allais mourir, ce serait un signe que mes actions sont en harmonie avec qui je suis. Il nous laisse donc un ratio convenable de 30% de tâches vides de sens. 70%. J’en suis loin. Et pourtant, fan de gestion du temps, j’ai pour l’habitude d’éliminer les tâches vides de sens. Mais le constat est là, ma semaine n’était pas éclatante, ne ressemblait pas à une semaine digne de mes derniers jours de vie…Il est donc temps de sortir de ma zone de confort et de donner un coup de peps à ma vie…

bali

Crédit photo: Pixabay – Sasin Tipchai

Être tel un bébé qui apprend à marcher 

Le passage suivant est édifiant. « Aucun parent au monde ne doute de la capacité de son enfant à marcher ». Alors que lorsqu’on devient adulte (ou même bien plus tôt), vous rencontrerez toujours des gens qui vous diront que vous n’y arriverez pas. Ils ne voudront pas forcément vous décourager mais vous mettront en garde contre ce qui leur fait peur à eux. Je ne vais pas vous dire qu’il est important de croire en vous, ça vous le savez déjà, mais s’entourer des bonnes personnes, en fonction de votre projet sera décisif pour votre réussite. Et si on regarde cette phrase dans un autre sens, on se gardera bien à l’avenir de transposer nous aussi nos peurs personnelles aux projets des autres…

l'homme qui voulait être heureux

 

Alors, heureuse ?

Je suis ravie d’avoir lu ce livre. J’ai trouvé qu’il fallait du temps avant que je ne puisse m’en nourrir, mais globalement, il m’a permis de réfléchir à ma propre situation, aujourd’hui. Aujourd’hui car dans ces processus de développement personnel, vos réponses d’hier sont différentes de celles de demain. Votre regard sur un livre comme celui-ci, et ce que vous en retirerez évoluera avec le temps.

Et dans la foulée, ce roman m’a donné envie de revoir le film « Mange, prie, aime » avec Julia Roberts

N’hésitez donc pas, il se laisse lire très facilement, et puis si vous me connaissez un peu, vous penserez à moi lorsque vous lirez la dernière page du livre…

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1 Comment

  • Reply claire 1 février 2018 at 22 h 11 min

    Votre article est vraiment très interessant, j’ai beaucoup apprécié le lire ! Je suis d’accord avec vous c’est difficile de demander de l’aide … j’ai aussi tendance à aider les autres et je n’ose jamais demander de l’aide ! Mais votre article m’a fait réfléchir !
    J’ai lu aussi sur ce site https://heureu.com/h/heureu/ qu’il existait une forme de personne manipulatrice « bienveillante  » à notre égard mais dans le but de nous manipuler …. comment ne pas se faire avoir ?

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